Création

Alexandre Callet,  la tension d’une ligne qui suspend le temps…

 

Au commencement…   Alexandre a été attiré par un objet, une forme… Il l’a ramassée. Il l’a dessinée. Il l’a oubliée et retrouvée. Un jour, elle lui donne un déclic. La sculpture vient à lui. « Je me suis perdu dans un cheminement et, parce que je me suis perdu, quelque chose émerge, naît ».

Ainsi viennent l’inspiration, la découverte de l’idée,  puis,  ensuite la quête de ce que cette intuition va apporter comme résonnance. Alors, sur une grande feuille de papier  à dessin, il ébauche une carte,  comme une carte aux trésors. Certes,  il pressent l’objet qu’il va sculpter mais il doit tracer un chemin, faire une enquête afin de savoir, ou en tout cas tenter de mieux cerner, ce qu’elle est.  Il y  dépose des pièces éparses comme s’il s’agissait d’un puzzle. « Le dessin sert de recherche et d’étude des formes. Les lectures, l’écoute du monde et les rencontres se côtoient, se complètent et s’additionnent en un espace défini. Ce moment d’écriture du plan, de la carte de la sculpture à venir est un bouillonnement d’idées. » Peu à peu, il relie les éléments entre eux.  «  Et à un moment, tout s’imbrique,  se supporte et donne une forme qui va en être la synthèse …  La pièce me dépasse …   Elle m’impose des choses, comme si elle avait en elle une demande qui ne cesse de se représenter à moi tant que je n’ai pas trouvé la ligne juste qui offrira une résonance digne de ce que je veux communiquer…» 

propos recueillis par Patricia Zimmerman

 

Munzur,
résine, 2015
60 x 25 x 25 cm

Vénus II,
bronze, 2015,
60 x 25 x 30 cm

Link,
résine et poussière de marbre, 2016
50 x 30 x 8 cm

Nag,
pierre bleue et feuille d’or, 2015
57 x 32 x 10 cm

Even,
plâtres patinés, 2007,
36 x 32 x 8 cm et 29 x 33 x 7 cm

Tree of life,
bronze, 2017,
40 x 25 x 8 cm

La boucle du Géant,
bronze, 2016,
45 x 45 x 9 cm

Botassart  est un hameau belge de la vallée de la Semois. Le « Tombeau du Géant », un site naturel impressionnant. Fabuleux promontoire rocheux entouré par la Semois, sarcophage de verdure abritant les restes d’un géant trévire, ou épine dorsale d’un gigantesque iguanodon que la mer, en se retirant, aurait laissé pétrifier le Tombeau du Géant se dévoile à nos yeux dans son cadre légendaire de forêts de chênes, de prairies alluviales, de ruisseaux « capturés » et de moulins… ».